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L’Open Source, Définitions, Marché et stratégies



Toutes nos formations autour de l’Open Source (PHP, MySQL, PostgreSQL, SPIP...) ainsi qu’autour d’Unix et Linux sont à votre disposition

Le marché et la stratégie
Le marché mondial des logiciels libres pesait 1,3 milliards d’euros en 2006 et devrait atteindre les 4,2 milliards d’euros en 2011. En 2007, le marché du logiciel libre en France devrait atteindre au moins 450 millions d’euros. Pour l’année 2006, la France a enregistré une croissance de 80% (contre + 79% en 2005).

Le secteur est en plein développement : en 2002, le logiciel libre représentait 0,2% de l’industrie du logiciel, ce chiffre devrait s’élevait à 2,1% en 2007. Alors que le marché du logiciel (hors logiciel libre) ne croît que 6,6% en 2006, celui des logiciels libres s’envole avec ses 72% de croissance et ses 2500 nouveaux clients. Les investisseurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers un marché désormais considéré comme profitable. En effet, l’Open Source constitue désormais une offre globale relativement complète et crédible (sécurité, système d’exploitation, base de données, navigateur Web).

Cependant le marché des serveurs d’entreprise reste dominé par Windows (55% des parts de marché), suivi honorablement par Linux (23%), puis les trois derniers qui rassemblent autant de parts de marché que Linux : Unix (11%), Novell Netware (10%) et les autres. De plus, les postes clients sont quasiment tous sous Windows (94%), Mac OS et Linux ne détiennent que 3% chacun.

Pour assurer sa croissance et sa viabilité, le marché de l’Open Source se doit d’imiter le modèle de distribution de ses concurrents du logiciel propriétaire. C’est-à-dire qu’au lieu de proposer un système d’abonnement progressif ou de ne facturer que les seuls services de support, d’opter pour la distribution des applications par abonnement.

Ceci dit, les acteurs du logiciel propriétaire comme Oracle, IBM, Sun, Microsoft ou SAP, s’intéressent à leur tour à l’Open Source. Voici quelques exemples :
- Après Xandros et Linspire, Microsoft a signé un accord avec Novell, qui stipule que ce dernier doit reverser une partie de ses revenus à Microsoft en échange des 240 millions de dollars pour la maintenance et le support SuSe ainsi que des dizaines de millions de dollars pour la promotion de la distribution que le géant s’engage à investir. Ce nouveau laboratoire d’interopérabilité en commun est dirigé par l’ex directeur d’études de la fondation Linux.

-  Cependant Ubuntu s’est associé à Sun pour renforcer l’intégration de Java (GlassFish, Java SE, Java DB 10.2 et NetBeans IDE 5.5) dans la version 7.04 d’Ubuntu.

-  Oracle et Unisys mutualisent leurs compétences autour des technologies mainframes, des environnements Unix/Linux et des SOA. Leur but est de faire évoluer les mainframes z/OS ou MVS vers Linux, et d’assurer le support d’Oracle Fusion Middleware et d’Oracle 10g Database sur les serveurs Linux d’Unisys.

-  Microsoft avait également approché Red Hat, Ubuntu et Mandriva qui ont tous refusé une telle alliance.

-  IBM intègre le serveur Web Apache à sa plate-forme WebSphere et met du Linux sur ses mainframes.

-  Sun s’intéresse de près à Linux et concurrence Microsoft Office avec sa suite bureautique conçue d’après la version libre Open Office.

-  Novell vend ses serveurs avec Apache, la base de données MySQL et l’environnement de développement PHP.

-  Oracle adapte son PGI aux PME : il ne sera packagé que sur Linux.

-  Apple adopte le moteur de rendu KHTML Open Source pour son navigateur Safari

Quelques organisations dédiées à l’Open Source :
- L’Open Invention Network qui est chargé de récolter la propriété intellectuelle (plus de 100 brevets à son actif) directement utilisable par les logiciels Open Source car non protégée par leurs auteurs (IBM, Red Hat, Novell, Philips et Sony...)

-  La Free Software Foundation qui donne en échange, d’un soutien financier, des licences gratuites pour des services de conseil. Elle se charge de la promotion des logiciels libres et de la licence GPL partout dans le monde. Sun, Google, Nokia, IBM, Cisco, Intel, MySQL, IBM, HP ou encore JBoss sont membres de cet organisme.

-  La Fondation Linux, créée au début de l’année pour développer les services autour de la plate-forme Linux et contribuer à sa promotion et à sa standardisation. On y retrouve des entreprises comme Nokia, IBM, Fujitsu, HP, Novell, Oracle, Nec, Hitachi, Intel, Cisco, Sun, Motorola, Dell, Bull, Google, Red Hat, Sugar CRM, Toshiba...

-  L’Open Source Development Labs (OSDL) est une organisation à but non lucratif créée par un consortium d’entreprise (IBM, HP, Intel, Nec, CA) dont la mission consiste à accélérer les développements autour des logiciels libres mais aussi de les simplifier et d’en organiser la cohérence. L’Open Source Initiative (OSI) se dédie entièrement à la promotion du logiciel libre et atteste de la validité des licences Open Source.

-  Les fondations Apache et Debian gèrent la vie d’un projet, dirigent et coordonnent les développements pour leur domaine d’activité.

HP et Dell réfléchissent à commercialiser des PC sur lesquels seraient pré-installés Linux.

Du côté des serveurs Web, Apache est incontestablement le leader avec 66% des parts de marché, Microsoft IIS peine à suivre (21%) et les autres ne représentent pas grand-chose sur le marché (Sun One et ses 3% de parts de marché, Zeus en possède 2%...)

Voici les éditeurs leaders de l’Open Source et de leurs chiffres d’affaires en 2006 :
- Sun qui édite Java, OpenSolaris et OpenOffice (9,6 milliards d’euros)

-  Bull qui édite Jonas et Zope (862 millions d’euros)

-  Novell qui édite Hula, Unix, GNU et Linux Suse (711 millions d’euros)

-  Red Hat qui édite JBoss (depuis son rachat en 2006 pour 257 millions d’euros) (205 millions d’euros de C.A.)

-  Zend qui édite PHP (11 millions d’euros)

-  Mandriva (5,66 millions d’euros)

Les efforts des éditeurs de logiciels libres se concentrent en ce moment sur la bureautique et le poste de travail libre. Les projets en voie de développement concernent la Business Intelligence et les ERP.

Le monde du logiciel libre possède une longueur d’avance par rapport aux éditeurs de logiciels propriétaires sur le marché des PME. En effet, ces entreprises sont sensibles. Pour preuve, plus de 25% des 625 entreprises d’Europe de l’Ouest de plus de cent personnes interrogées par l’IDC, ont des machines sous Linux. Elles étaient un tiers à avoir procédé à un déploiement significatif d’une base de données Open Source.

Mais aussi, l’implantation des logiciels libres est de plus en plus fréquente dans les grands groupes et les multinationales (Auchan, La poste, L’Oréal, France Telecom, la BNP, La Macif, Schlumberger, le BHV, Radio France, Mediavision...) Ainsi, d’ici 2010, l’Open Source sera inclus dans le portfolio des applications critiques de 75% des entreprises du Global 2000.

Le libre offrirait ainsi un environnement plus favorable à l’innovation et au développement de nouvelles fonctionnalités. A l’inverse, les codes propriétaires auraient tendance à cloisonner le marché.

Historique Alors que dans les années 1970, l’accès au code était normal puisque les expériences et les logiciels s’échangeaient entre utilisateurs de manière aisée et habituelle. En effet, comme le droit d’auteur autour des logiciels n’était pas encore bien défini, ce n’était donc pas un frein aux échanges.

C’est à la fin des années 1970, que les éditeurs de logiciels décident de s’orienter vers la vente de licences d’utilisation. Dès lors, les logiciels commencent à être vendus indépendamment du matériel. Les utilisateurs n’ont plus accès au code source. Il devient impossible (voire interdit) d’étudier, de corriger ou d’améliorer les logiciels acquis. C’est au même moment que la copie devient interdite.

En 1983, Richard Stallman devient un personnage clé du monde du logiciel libre :

-  Il crée le projet GNU, qui a pour objectif de construire un Unix dont la totalité des logiciels est librement partageable.

-  Il fonde la Free Software Foundation.

-  Il définit précisément la notion de logiciel libre.

-  Il rédige avec l’aide d’Eben Moglen la licence publique générale GNU (GPL). La GPL exige entre autres que toute redistribution se fasse exactement sous ses conditions, tant pour le logiciel original que pour les modifications qui auraient été faites, en garantissant l’accès au code source complet pendant plusieurs années. C’est-à-dire que la licence vise à empêcher toute possibilité de rendre le logiciel moins libre en le redistribuant.
C’est ainsi qu’il fixe un cadre juridique et encourage le développement du logiciel libre.

Depuis la fin des années 1990, le succès des logiciels libres suscite un vif intérêt dans l’industrie informatique et les médias, où les logiciels libres sont souvent présentés comme la principale alternative aux logiciels propriétaires.

Les caractéristiques
La désignation Open Source (Code source libre ou Code source accessible en français) s’applique aux logiciels dont la licence respecte ces principaux critères :

-  la redistribution libre et gratuite.

-  un code source clair et complet est fourni.

-  la licence doit autoriser les modifications et les travaux dérivés.

-  l’intégrité du code source de l’auteur.

-  l’absence de discrimination envers des personnes ou des groupes.

-  l’absence de discrimination envers des domaines d’activité.

-  pas de termes de licence complémentaires.

-  licence non spécifique à une utilisation du produit.

-  pas de restriction aux autres logiciels.
Les logiciels libres permettent le partage complet de l’information. Leurs enjeux : liberté, flexibilité, souveraineté... En un mot, la capacité des systèmes d’informations à interopérer de manière pleinement standard, des organisations à adapter pleinement leurs environnements informatiques à leurs besoins spécifiques tout en n’en payant que le juste prix, et à conserver une maîtrise souveraine de leurs infrastructures numériques. Ils sont élaborés grâce aux contributions des membres de la communauté. Un core team - composé de contributeurs de haut niveau - effectue les contrôles assure la cohérence et la qualité des développements.

Cette organisation permet de produire des logiciels dont le coût est limité et la technicité élevée. Pourtant, des coûts de formation, de support et de mise à jour sont également à prévoir, à moins de posséder ses propres équipes en interne, ce qui constitue une autre forme de dépenses (fixes).

Les logiciels libres reposent sur le développement coopératif entre plusieurs programmeurs. Cela entraîne une bonne rédaction et documentation du code informatique, afin de faciliter les lectures et contributions extérieures. Dès lors, plus la communauté de développement s’étend, plus elle devient un gage de qualité et de réactivité. De la même manière, la communauté des utilisateurs, ayant comme rôle principal de faire remonter des dysfonctionnements et des suggestions, a une influence proportionnelle à sa taille.

A noter également que les logiciels libres ont, dans leur grande majorité, tendance à respecter les formats standards ouverts, ce qui favorise l’interopérabilité.

Un cadre légal très précis vis-à-vis des logiciels libres est délimité grâce aux licences (GPL...) Leur validité a été reconnu par des tribunaux. Ceci dit, l’utilisateur doit être particulièrement vigilant au statut des composants estampillés "logiciels libres" qui lui sont fournis et à l’obligation de redistribution des développements qu’il effectue, sauf à se procurer des composants sous une autre licence (BSD par exemple).

Atouts et Faiblesses
Les principaux avantages des logiciels libres sont :
-  la liberté d’exécuter, de redistribuer, d’analyser son fonctionnement, d’améliorer les fonctionnalités
-  la souplesse d’accéder au code et le modifier pour se concocter des solutions sur mesure (gains de performance, économies de ressources...)

- le coût très faible voire nul. En effet, il existe la possibilité de télécharger une suite bureautique, Open Office, gratuitement alors que celle de Microsoft coûte 800€. Cependant il n’y aura ni support, ni garantie qu’elle fonctionnera, à moins d’opter pour des versions commercialisées (seulement 65€ pour une distribution Redhat de Linux contre 1300€ environ pour une licence Windows 2000 Server.)

-  le support est désormais de qualité grâce aux SSII spécialisées et aux grands éditeurs (IBM, Sun, Oracle, HP...) qui, en intégrant Linux notamment à leur offre, apportent leur support et contribuent au développement d’un véritable marché de services au logiciel libre.

-  la performance des logiciels libres égale celle des logiciels propriétaires. Une étude a été réalisée qui démontrait que les systèmes d’exploitation du marché avaient un pourcentage de panne de 23% contre 9% pour Linux (version GNU). Une autre a fait ressortir, après 10 mois de tests sur Windows NT et Linux, que le premier était tombé en panne en moyenne une fois toutes les six semaines (30 minutes de réparation à chaque fois) alors que les deux versions de Linux (Redhat et Caldeira) ne sont jamais tombées en panne.

Cependant quelques inconvénients sont à considérer :
-  la découverte de failles de sécurité est facilitée par la publication du code source. Donc, sur un projet de petite ou moyenne envergure où peu de développeurs bénévoles relisent scrupuleusement l’ensemble du code, la sécurité pour l’utilisateur peut s’en trouver amoindrie.

-  la complexité de l’installation (il faut installer chaque package un à un) et de la configuration des programmes nécessite des connaissances pointues.

-  le financement des logiciels libres est beaucoup plus difficile que celui des logiciels propriétaires. Par exemple, la commercialisation des logiciels libres est possible mais l’exclusivité est interdite. Cela rend délicat le retour sur investissement financier pour les développeurs du logiciel par la vente du logiciel. Autrement dit : Les logiciels libres ne permettent pas de rétribution directe des auteurs. C’est pour cette raison que ces derniers se tournent souvent vers la vente de services associés au logiciel.

-  le logiciel libre ne permet pas de garantir la protection des innovations : un logiciel libre dévoilant et permettant la recopie de l’intégralité de son code source ne permet pas de garder longtemps un avantage concurrentiel qui serait lié à une nouvelle méthode ou algorithme.

Le saviez-vous ?
- Suite de son projet de modernisation du système d’information, la Ville de Paris a décidé de migrer son outil de gestion des marchés publics vers une plate-forme Open Source. Plus de 12 000 marchés publics seront ainsi concernés chaque année. La solution sera développée par Axeto et Unisys France, et utilisera des briques libres sous licence GPL.

-  On pourrait assister à la création d’un pôle de compétitivité sur les logiciels libres en France. Dans ce projet, l’Ile-de-France deviendrait le "poumon scientifique, académique et économique du logiciel libre en Europe".

-  Les résidents de l’Assemblée Nationale disposeront sur leurs postes de la distribution Ubuntu (Linux), de la suite bureautique OpenOffice, du navigateur Web Firefox et de son client de messagerie Mozilla Thunderbird.

-  En réponse aux accusations de Microsoft d’une violation présumée de 235 de ses brevets par les logiciels libres, la Linux Foundation a fait savoir qu’elle était prête à fournir des moyens juridiques aux développeurs et utilisateurs menacés de poursuites.

Quelques définitions pour y voir plus clair
Open Source
Se dit de logiciels qui peuvent être modifiés et redistribués librement, pas forcément gratuits. Nouvelle tendance de l’industrie du logiciel.

Linux
Le système d’exploitation libre Linux a été créé en 1991, sur l’initiative de l’étudiant finlandais dénommé Linus Torvalds. Celui-ci regrettait le temps ou il apprenait l’informatique sur le système universitaire Minix. Il s’est donc lancé dans la conception, à partir de zéro, d’un nouveau noyau, sur lequel pourraient se greffer les logiciels libres développés par la Free Software Fondation de Richard Stallman. Après avoir développé une version utilisable, il s’est adressé aux internautes, par le biais des newsgroups. Pour pouvoir permettre un processus de collaboration efficace, il a placé son code sous la licence GPL, inventée par Richard Stallman avec l’aide d’un professeur de droit américain. De nombreux développeurs se sont alors portés volontaires pour l’aider, et c’est ainsi qu’a démarré l’histoire de Linux. Ce système regroupe le noyau (kernel), dont le développement est toujours supervisé par Linus Torvalds, ainsi que de nombreux autres logiciels dont une partie a été développée par la FSF dans le cadre du projet GNU : c’est pour cela que l’on parle souvent de système GNU/Linux). Plusieurs entreprises ont alors commencé à éditer des distributions, regroupant le noyau et de nombreux utilitaires et applications. Aujourd’hui, le système Linux est considéré comme une alternative aux systèmes propriétaires des éditeurs commerciaux.

Fork
Une des spécificités des logiciels libres et Open Source provient du nombre et de la diversité des projets de développement en cours. Cette diversité est permise par le principe même des licences de ces logiciels qui prévoit l’ouverture et la libre réutilisation du code source du projet. A tout moment, une équipe qui n’est pas satisfaite de la direction prise par tel ou tel logiciel peut donc reprendre une ancienne version de son produit et faire évoluer l’outil dans un autre sens. C’est cela que les développeurs de logiciels libres appellent un fork, ou une branche dérivée. Le système d’exploitation FreeBSD est par exemple un fork de 386BSD.

Kernel
Le kernel signifie noyau. Il correspond bien souvent au cœur du système Linux, développé par Linus Torvald et son équipe. Ce noyau est ensuite repris par l’ensemble des distributions Linux (Debian, Mandriva, Ubuntu, SuSE, Red Hat...) comme base autour de laquelle gravite un ensemble de composants Open Source qui forment un système d’exploitation complet. Actuellement, le kernel Linux se situe dans sa version 2.6.

Binaire
Le terme binaire correspond à un format de fichier compilé, à l’inverse des fichiers sources. Sur des systèmes d’exploitation Linux, utiliser des fichiers binaires est un moyen d’installer ses applications. L’utilisateur récupère des fichiers déjà préparés pour un système d’exploitation et une machine donnée. Ces fichiers binaires sont des exécutables au même titre que les fichiers .exe sous Windows. Pour installer son application, il peut également prendre les fichiers sources, les modifier si besoin, puis les compiler pour tenir compte de sa configuration logicielle et matérielle.

Packages RPM
Mis au point par Red Hat, les packages RPM (Red Hat Package Manager) regroupent dans un même lot plusieurs applications Open Source. Une fois ce fichier récupéré par l’utilisateur, il installe plusieurs applications à la fois. Les distributions comme Mandriva proposent même des outils de téléchargement automatique de contenu, comme le fait le service Windows Update par exemple. Les distributions Debian utilisent leur propre système d’installation automatique de packages baptisé DEB et similaire au RPM.

Gnome et KDE
Gnome et KDE sont les interfaces graphiques de Linux, elles gèrent la relation entre les applications Open Source et le système d’exploitation. Ce sont des plates-formes de développement sous Linux. Ainsi, une application Linux développée pour Gnome ne sera pas forcément compatible avec KDE, bien que les deux interfaces échangent souvent pour limiter ce phénomène. La plupart des distributions Linux tolèrent les deux interfaces graphiques.

Emacs
Les logiciels de type Emacs sont des éditeurs de texte comme peut l’être le bloc-notes sous Windows. Emacs est un logiciel tout droit venu du monde Unix qui a été porté sous Linux par les développeurs et administrateurs systèmes spécialistes en logiciels libres.

Dual boot
Un ordinateur dual boot désigne deux systèmes d’exploitation installés sur un même PC. Ainsi, au démarrage, l’utilisateur choisit l’un ou l’autre des systèmes et peut bénéficier des avantages des deux.

Live CD
Le live CD est une spécificité des distributions Linux où le système d’exploitation est placé sur le CD-Rom et non plus sur le disque dur de la machine. Ainsi, un utilisateur peut déplacer son système d’exploitation avec lui et travailler sous son environnement favori.

GPL, BSD et MPL
Ces termes désignent des licences Open Source, c’est-à-dire des obligations légales indiquant - pour l’éditeur et le client - les obligations légales pour une ouverture et une réutilisation du code source. Toutes les licences Open Source prévoient la distribution du code source mais, pour certaines, cette redistribution s’effectue sous conditions. Celle qui laisse le plus de droits à l’utilisateur est aujourd’hui la GPL - ou General Public License - créée par la FSF (Free Software Fondation). La licence BSD est une distribution Open Source créée par l’Université de Berkeley aux Etats-Unis afin d’ouvrir le code source d’Unix à des fins de recherche. La licence MPL est dérivée de la GPL et utilisée par le navigateur Internet Mozilla. Avec la licence Apache ou l’ASL, qui tire son nom du serveur Web éponyme, ce sont les quatre licences les plus utilisées par les logiciels Open Source.

 
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